Archivi categoria: archivi

media burn / ant farm. 1975

“Media Burn” by Ant Farm. Excerpt from Ant Farm’s classic video art piece examining and satirizing the media, particularly the impact of television. On July 4, 1975, what a TV newscaster described as a “media circus” assembles at San Francisco’s Cow Palace Stadium. A pyramid of television sets are stacked, dowsed with kerosene, and set ablaze. Then a modified 1959 Cadillac El Dorado Biarritz, piloted by two drivers who are guided only by a video monitor between their bucket seats, crashes through the pyramid destroying the TV sets.

https://www.moma.org/collection/works/107284

https://www.facebook.com/geffreygrant.guy/posts/2638853436258211

ARTIST: Ant Farm NATIONALITY: United States DATE_OF_WORK: c. 1976–2004 MATERIALS: offset printing on paper DIMENSIONS: sheet: 11 x 8 1/2 in. CREDIT_LINE: University of California, Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive; Purchase made possible through a bequest of Thérèse Bonney by exchange, a partial gift of Chip Lord and Curtis Schreier and gifts from an anonymous donor and Harrison Fraker

piccola prosa scritta nell’agosto del 2007 / differx. 2007

mi ha fatto avere un suo libro di poesie tutto di rime e agudezas. molto intelligente, con wit e cultura, non banale. ma io gli ho domandato allora, semplicemente: “come pensi tu che si possa vivere con questa roba nella mesopotamia d’oggi? sai la statistica sul morto del sabato sera? l’iconcina della pera? ti rendi conto quanta pubblicità e merda wireless gira nella testa dei nostri bambini?”. ho intenzionalmente prolungato la pronuncia delle “i”.

mi ha dato ragione, ha stracciato davanti a me il suo libro, e mi ha giurato che non avrebbe più scritto un verso. che dio lo ascolti.

paul-émile borduas: refus global

Sandro Ricaldone

PAUL-ÉMILE BORDUAS

Refus global

Éditions Allia, 2022

“Des consciences s’éclairent au contact vivifiant des poètes maudits : ces hommes qui, sans être des monstres, osent exprimer haut et net ce que les plus malheureux d’entre nous étouffent tout bas dans la honte de soi et la terreur d’être engloutis vivants.”

En 1948 paraissent secrètement au Québec quatre cents exemplaires d’un manifeste explosif : Refus global, qui brosse un portrait au scalpel d’une société bigote et renfermée, et appelle, dans une langue virtuose, à une révolution poétique. Borduas y dénonce les peurs qui enserrent les individus, et appelle à une révolte poétique et anthropologique pour faire naître un “nouvel espoir collectif”.

C’est bien d’un refus global dont il s’agit : les Automatistes, qui se réunissent à l’atelier de Borduas, contestent non seulement l’emprise du catholicisme sur les consciences mais aussi la raison marchande, le calcul égoïste, qui a d’ailleurs partie liée avec la foi catholique mortifère. Cet appel à l’insurrection, raillant le règne de l’argent et de la prudence, ne saurait être coulé dans une langue sage et policée. Certains passages glissent vers le poème en prose et l’écriture automatique, dans la lignée des surréalistes français. La forme elle-même sert ici la pulsion, la spontanéité et la libération.

Dense, sec et radical, ce pamphlet universel vise toujours juste et adopte une multiplicité de tons toujours maîtrisés. Dans la lignée d’un Lautréamont et des grands manifestes dada, lettristes et situationnistes, Refus global est l’un des grands textes subversifs du XXe siècle.

“jean dupuy ypudu”: un film de gilles coudert

Sandro Ricaldone

JEAN DUPUY YPUDU
Un film documentaire écrit et réalisé par Gilles Coudert
Cinéma le Saint-André-des-Arts – Paris
2 – 14 février 2022

Du 2 au 14 février, tous les jours (sauf 08/02) à 13h et les mardis 22 février et 1er mars

La galerie Loevenbruck organise des projections du film de Gilles Coudert autour de l’artiste Jean Dupuy au cinéma le Saint-André-des-Arts tous les jours, en présence du réalisateur ou d’invités.

Le film de Gilles Coudert raconte le destin singulier, humain, sensible, romanesque, extraordinaire de Jean Dupuy, artiste hors normes, charismatique et singulier. Portrait d’un personnage aux multiples vies : pionnier de l’art technologique, performeur et grand ordonnateur de soirées artistiques dans le New York effervescent des années 1970–1980, devenu ermite « graphologue », bricoleur et anagrammiste, retiré à Pierrefeu, nid d’aigle perché au sommet d’une montagne de l’arrière-pays niçois.

Le film se tisse en croisant l’échange intime entre l’artiste et le réalisateur avec les témoignages de Patricia Brignone, Catherine Cattaneo, Augustin Dupuy, Alexandre Gérard, Arnaud Labelle-Rojoux, Éric Mangion, Jeffrey Perkins, Julia Robinson et Christian Xatrec. Des images d’archives, pour la plupart inédites, invitent les spectateurs à suivre l’itinéraire unique de Jean Dupuy en replaçant ses actions dans leur contexte historique et artistique.

Gilles Coudert est auteur-réalisateur, producteur et éditeur.

stasera, radiotre suite: “fluido fiume”, per il centenario dell’ulisse di james joyce

j.-m. gleize: “qualche uscita. postpoesia e dintorni” (tic)